La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer, marquée récemment par une nouvelle vague de violences perpétrées par des groupes armés dans le Bas-Artibonite. Cette attaque, qui a coûté la vie à plusieurs citoyens et semé la terreur au sein des communautés locales, suscite une vive indignation à l’échelle nationale.
Dans une déclaration empreinte de gravité, l’ancien président Jocelerme Privert a fermement condamné ces actes qu’il qualifie de « tragédie de trop ». Il déplore une escalade de violences qui, selon lui, « endeuille des familles entières, détruit des communautés et fragilise davantage un tissu social déjà profondément éprouvé ».
L’ancien chef d’État n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’ampleur de la crise sécuritaire. « Rien ne saurait justifier de telles barbaries », a-t-il martelé, tout en exprimant sa solidarité envers les victimes et leurs proches.
Dans un contexte où de nombreux citoyens vivent dans la peur quotidienne, ce message se veut également un appel à la compassion et à la responsabilité collective.
Au-delà de la dénonciation, Jocelerme Privert insiste sur la nécessité urgente d’une réponse étatique forte. Il appelle les autorités à prendre des mesures « concrètes, rapides et efficaces » afin de protéger la population, poursuivre les auteurs de ces crimes et restaurer un climat de paix. La question de l’impunité est au cœur de son intervention : « L’impunité ne peut et ne doit plus être tolérée », a-t-il affirmé avec fermeté.
Dans un élan d’engagement citoyen, l’ancien président exhorte également les organisations de la société civile, les leaders communautaires et l’ensemble des citoyens à se mobiliser contre la banalisation de la violence. Pour lui, seule une action concertée pourra freiner cette spirale destructrice et promouvoir une culture fondée sur la vie, le respect et la solidarité.
Alors que le pays s’enfonce dans une crise multidimensionnelle, cette prise de position relance le débat sur la responsabilité des autorités et l’urgence d’une réponse nationale coordonnée. « Haïti ne peut pas continuer à enterrer ses enfants dans le silence », a conclu Jocelerme Privert, appelant à la justice pour les victimes, à la sécurité pour tous et à la dignité pour le peuple haïtien.
Dans un climat de tension extrême, cette déclaration résonne comme un cri d’alarme, mais aussi comme un appel pressant à l’action pour éviter que de telles tragédies ne deviennent une norme.